France-Israël : optimisme mesuré pour le père du soldat Gilad Shalit
LE MONDE | 09.10.09 | 16h36 • Mis à jour le 09.10.09 | 16h36
En visite à Paris, où il a rencontré le président de la République Nicolas Sarkozy, Noam Shalit, le père du soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis juin 2006 et qui dispose également de la nationalité française, a fait part d'un optimisme mesuré, jeudi 8 octobre, une semaine après avoir reçu un enregistrement vidéo de son fils. M. Shalit a estimé qu'il témoigne du "sérieux" de la médiation engagée pour obtenir la libération. "Soulagé" d'avoir reçu une preuve de vie, M. Shalit a précisé que des négociations en cours bloquent sur deux points: les noms de certains prisonniers palestiniens qui seraient échangés contre son fils, et leur lieu de résidence une fois libérés.
Gilles Paris
Article paru dans l'édition du 10.10.09
Israël / Entretien
Noam Shalit : « Ce n’est pas encore la percée que nous attendons »
Article publié le 08/10/2009 Dernière mise à jour le 08/10/2009 à 20:35 TU
Ce jeudi, Noam Shalit a été reçu à l’Elysée par le président français Nicolas Sarkozy. Depuis trois ans, la France demande la libération du soldat israélien (qui aussi la nationalité française). Début octobre, les ravisseurs palestiniens de Gilad Shalit ont transmis une courte vidéo du jeune homme. Ce n'était encore jamais arrivé depuis sa capture, en juin 2006, à la lisière de la bande de Gaza.
RFI : Comment avez-vous réagi aux images de Gilad, les premières depuis plus de trois ans ?
Noam Shalit : La première réaction, ça a été un choc, de le découvrir après tout ce temps... Plus de 3 ans, plus de 1 200 jours ! C'est très long.
Ensuite nous avons été plutôt heureux de constater qu'il a l'esprit assez fort pour survivre dans ce cauchemar qui dure.
RFI : Il semble en relative bonne condition, physique et mentale, sur ces images…
Noam Shalit : Nous ne pensons pas que son état soit satisfaisant. Il est pâle, il est amaigri, il a l'air anxieux. Nous pensons qu'il souffre beaucoup là-bas, dans cette cave. Et puis on ne sait pas ce qui est vrai :
avec la vidéo on fait ce qu'on veut, on peut mettre en scène le film. Ils peuvent nous montrer ce qu'ils veulent...
RFI : Pensez vous que cet échange (Israël a libéré 20 Palestiniennes contre la vidéo) soit annonciateur d’un geste plus large, incluant la libération de Gilad ?
Noam Shalit : C'est un pas dans le bon sens. Le fait de l'avoir filmé en bonne santé montre que le Hamas semble déterminé à parvenir à un accord..
Mais ce n'est pas encore la percée que nous attendons...
RFI : La France a pu faire parvenir l’année dernière une lettre de votre famille à Gilad. Etes-vous venu à Paris avec une autre missive ?
Noam Shalit : Non. Ce qui est important, c'est que les efforts de la France se poursuivent. Même si pour l'instant, l'essentiel de la négociation est mené par les Allemands. Mais nous pensons que la France a un rôle important à jouer pour soutenir la transaction. Pour pousser et faire progresser la transaction.
Propos recueillis par Nicolas Falez
Télécharger la revue de presse "3 ans de détention"
- Appel pour que le Hamas autorise la visite du CICR auprès du soldat Shalit
- Manifestation d'Israéliens pour Shalit près de Gaza

Appel pour que le Hamas autorise la visite du CICR auprès du soldat Shalit
25/06/2009
Le Monde
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a exhorté jeudi le Hamas à autoriser le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à visiter le soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza et de lui permettre de communiquer avec sa famille.
Le refus du mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, "de permettre au soldat Shalit de communiquer avec l'extérieur est cruel, inhumain et peut être assimilé à une torture", s'indigne HRW dans un communiqué à l'occasion du 3e anniversaire de l'enlèvement du sergent Shalit. "Les autorités du Hamas sont tenues de par les lois de la guerre de permettre à Shalit de correspondre avec sa famille. Mais durant ses trois ans de captivité, elles n'ont transmis que trois lettres et un enregistrement vocal, interdisant des visites du CICR ou des proches", souligne-t-elle. "Elles n'ont aucune excuse pour avoir coupé Shalit de sa famille et du monde extérieur", a estimé la responsable pour le Moyen-Orient de HRW, Sarah Whitson.
Le CICR avait appelé, le 18 juin, et encore une fois en vain, le Hamas à permettre à Gilad Shalit, 22 ans, d'avoir un contact "régulier" avec sa famille. Il a demandé à plusieurs reprises et "au plus haut niveau" l'échange de messages entre Shalit et ses proches, mais ces demandes sont "restées lettre morte".
Par ailleurs, un sondage publié jeudi révèle que plus des deux tiers des Israéliens sont d'accord pour libérer des Palestiniens, même s'ils ont commis des attentats meurtriers, en échange du soldat. 69 % des personnes interrogées sont d'accord pour un tel échange, 28 % sont contre et 8 % sans opinion, selon cette enquête d'opinion publiée sur le site Internet du quotidien Yediot Aharonot.
Gilad Shalit, qui détient aussi la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, qui avaient mené une opération de commando en territoire israélien, en bordure de Gaza.
Manifestation d'Israéliens pour Shalit près de Gaza
25/06/2009
La Tribune
KEREM SHALOM, Israël (Reuters) - Des centaines d'Israéliens ont bloqué mardi pendant quelques heures l'entrée de marchandises dans la bande de Gaza pour marquer le troisième anniversaire de l'enlèvement du sergent franco-israélien Gilad Shalit.
Gilad Shalit, à l'époque caporal, a été enlevé à la frontière de la bande de Gaza par des activistes palestiniens. En trois ans de captivité, il n'a pu recevoir aucune visite d'organisations israéliennes ou internationales. Seuls quelques lettres de lui et un document audio ont été publiés.
L'Egypte a entrepris une médiation pour tenter de mettre au point un échange de prisonniers mais le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a déclaré dimanche que les négociations étaient pour l'instant au point mort.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a nommé le mois dernier un ancien membre des services secrets pour représenter Israël dans les négociations en vue de la libération de Gilad Shalit.
A Rome, où il entamait une tournée diplomatique en Europe, Netanyahu a dit que son gouvernement agissait "à différents niveaux" et qu'il "explorait différentes possibilités" pour parvenir à un dénouement.
Mais il a ajouté n'avoir aucune information sur l'imminence d'un accord avec les Palestiniens du Hamas dont s'est fait l'écho la presse arabe.
"Il n'y a rien de neuf sur ce front", a déclaré de son côté Sami Abou Zouhri, le porte-parole du mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.
Ari Rabinovitch, version française Pascal Liétout et Henri-Pierre André
Shalit devra encore attendre
17/03/2009
Jpost.com
Les derniers espoirs de parvenir à un accord pour le retour de Guilad Shalit avant la fin du mandat du Premier ministre Olmert se sont bel et bien envolés. Le gouvernement israélien a annoncé lundi soir qu'aucune entente n'avait été trouvée sur la libération du soldat et a accusé le Hamas d'avoir durci sa position au cours des négociations au Caire.
Youval Diskin, à la tête du Shin Bet (Sécurité intérieure) et Ofer Dekel (envoyé spécial d'Olmert) sont revenus penauds dans la soirée du 16 mars de leur visite de deux jours au Caire. Sous la médiation de l'Egypte, ils ont tenté de négocier un échange de prisonniers entre le groupe terroriste et l'Etat hébreu.
En plus d'avoir durci sa position, le Hamas est même revenu sur des ententes établies au cours de l'année dernière, a annoncé le bureau du Premier ministre. Les demandes du groupe étaient extrêmes, malgré les efforts et les offres généreuses des Israéliens pour finaliser un accord d'échange, poursuit le communiqué.
Le législateur du Hamas dans la bande de Gaza avait pourtant déclaré dans l'après-midi de lundi : "Nous sommes plus proches que jamais de parvenir à un accord d'échange de détenus avec Israël. La balle est dans le camp de l'Etat hébreu."
Dekel et Diskin devaient initialement quitter l'Egypte tard dimanche soir et assisté à une session extraordinaire du cabinet lundi matin. Mais après des progrès significatifs effectués au cours des négociations de dimanche, leur retour a été repoussé de 24 heures pour qu'ils finalisent un accord.
Malgré l'échec des pourparlers, Ehoud Olmert a décidé de maintenir malgré tout la réunion extraordinaire de son cabinet, mardi en début d'après-midi. Devant 25 membres de son gouvernement, le Premier ministre rendra compte en détails sur la visite des négociateurs au Caire.
Le PARISIEN
POLEMIQUE - Les citoyens d'honneur déchirent les élus
18/12/2008
Après celle du dalaï-Lama qui avait déjà suscité des crispations, celle de Gilad Shalit, militaire franco-israélien otage du Hamas a également provoqué quelques tensions entre élus... " La politique de la ville a toujours été équilibrée entre l'Etat d'Israël et la Palestine, mais les situations de Gilad Shalit et Sala Hamouri ne sont pas comparables ", a répondu Pierre Shapira, l'adjoint (PS) chargé des relations internationales...

Toutes les retombées presse de la manifestation du 23 novembre

PRESSE ECRITE
Une marche en blanc sous la neige pour la libération du soldat Shalit
392 mots
23 novembre 2008
12:20 GMT
Agence France Presse
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Entre 500 et 1.000 personnes sont allées courir ou marcher, dimanche matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israëlien Guilad Shalit, 22 ans, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans, a constaté une journaliste de l'AFP.
Cette course en blanc, qui a eu lieu sous une légère neige, était organisée par le maire (DVD) de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, et le réalisateur Elie Chouraqui.
"J'ai décidé d'organiser cette course suite à ma rencontre avec Noam Shalit, le père de Guilad", a expliqué Jean-Christophe Fromantin, en ajoutant que ce dernier "abordait cette situation avec tellement de sérénité, de calme, de distance". "C'est un vrai message de paix".
"Rien ne justifie de ne pas le (Guilad Shalit) laisser donner de nouvelles à ses parents", a poursuivi M. Fromantin pour qui "sur ces sujets, il y a besoin en permanence de secouer l'opinion".
Le réalisateur Elie Chouraqui, qui a réalisé un clip sur ce sujet, a jugé que Guilad Shalit était "un otage, comme dans le cas d'Ingrid Bétancourt".
Le chanteur Patrick Bruel, présent à l'arrivée de cette course, a relayé le même message: "Il faut réveiller les consciences sur ce dossier, comme pour Florence Aubenas ou Ingrid Bétancourt. Il n'était pas soldat, mais faisait son service militaire. La nuance doit être faite".
M. Fromantin a appelé à ce que, "tous les dimanches en France, une mairie prenne le relais".
L'ancien opposant de M. Fromantin, Arnaud Teullé (UMP), était présent. Jean Sarkozy, conseiller général UMP des Hauts-de-Seine et fils du président, a également fait une courte apparition.
La course a rassemblé 400 participants, selon la police, plus de 1.000 selon les organisateurs.
Gilad Shalit a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l'un relevant du Hamas.
Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat. Des négociations ont été entamées par l'entremise de l'Egypte.
Une nouvelle journée de mobilisation, nationale cette fois, aura lieu le 14 décembre, à Strasbourg, Lyon et Marseille.
LE FIGARO France
EN BREF
N/A
89 mots
24 novembre 2008
Le Figaro
SOLIDARITÉ. Plus de 500 personnes ont couru ou marché, hier à Neuilly, pour demander la libération du soldat Gilad Shalit, 22 ans, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans. Une mobilisation nationale est prévue le 14 décembre.
Le Parisien
23 novembre 2008
« Ils ont marché pour le soldat Shalit »
Entre 500 et 1000 personnes sont allé courir ou marcher ce matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans.
Cette course en blanc était organisée par la maire Jean-Christophe Fromantin et le réalisateur Elie Chouraqui. « J’ai décidé d’organiser cette course suite à ma rencontre avec Noam Shalit, le père de Guilad », a expliqué Jean-Christophe Fromantin.
Le chanteur Patrick Bruel, présent à l’arrivée de la marche, a relayé le même message : « Il faut réveiller les consciences sur ce dossier, comme pour Florence Aubenas ou Ingrid Betancourt. Il n’était pas soldat, mais faisait son service militaire. La nuance est faite ».
Une nouvelle journée de mobilisation, nationale cette fois, est programmée le 14 décembre, à Strasbourg, Lyon et Marseille.
GUYSEN INTERNATIONAL NEWS
Dimanche 23 novembre 200821:17
Le collectif Liberté pour Guilad a organisé ce matin à Neuilly-sur-Seine (banlieue ouest de Paris) une marche et une course dans les rues de cette ville pour sensibiliser l'opinion publique au sort du jeune Franco-israélien Guilad Shalit, otage du Hamas dans la bande de Gaza depuis plus de deux ans, soit 881 jours.
Plusieurs centaines de personnes portant le tee-shirt de soutien à Guilad Shalit ont participé à ce double évènement, notamment Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, les conseillers municipaux neuilléens Marie-Claude Leboulanger, Arnaud Teullé, et le réalisateur Elie Chouraqui, ainsi que l'écrivain Marek Halter et Victor Temim, président du Soutien français à Guilad Shalit.
France Soir
Mardi 25 novembre 2008
« Shalit, l’otage oublié sera-t-il libéré par la force ? », par Philippe Cohen-Grillet
Le ministre de la Défense israélien envisage une action militaire à Gaza pour secourir le jeune soldat, dont le funeste sort trouve peu d’échos en France.
Aujourd’hui, les négociations ne sont plus la seule option « même si cela implique des décisions difficiles et même si cela entraine des opérations dangereuses » a souligné le Premier ministre.
Shalit est considéré comme un otage à « heurte valeur ajouté », le mouvement islamiste ne consentira donc à le relâcher qu’au prix d’une victoire politique.
Par ailleurs, le France ne semble pas prête au même battage médiatique que celui consacré à Ingrid Betancourt pour la détention du jeune Shalit.
TELEVISION

TF1
Journal de 13h de Claire Chazal
Dimanche 23 novembre 2008
00 :30 scdes
La mairie de Neuilly organisait ce matin une course ou une marche pour le soldat israélien Guilad Shalit, détenu à Gaza depuis plus de 2 ans. Le père du jeune homme a rencontré le maire de Neuilly et de nombreuses personnalités ont répondu présentes à l’appel : Patrick Bruel, Marek Haalter ont tous endossé le tee-shirt blanc pour ce départ donné à 11h.
France 3 Paris Ile-de-France
19/20 présenté par Jean- Noel Mirande
Dimanche 23 novembre 2008
00 :30 scdes
Plusieurs centaines de coureurs vêtus d’un tee-shirt blanc sont partis ce matin de Neuilly pour une course afin de soutenir la libération de Guilad Shalit, franco-israélien détenu par le Hamas depuis 2 ans.
Cette course a été organisée à l’initiative du maire Jean-Christophe Fromentin et du Collectif « Liberté pour Guilad ».
BFM TV
News en boucle
Dimanche 23 novembre 2008
Entre 500 et 1000 personnes étaient ce matin à Neuilly pour la libération de Guilad Shalit, détenu à Gaza depuis plus de 2 ans.
RADIO
France Info
Dimanche 23 novembre 2008
1000 personnes sont allées courir ou marcher, ce dimanche matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit, 22 ans, détenu à Gaza depuis plus de 2 ans.

Toutes les retombées presse de la conférence du 22 octobre
Le père de Gilad Shalit appelle les Français à se mobiliser pour son fils
REPORTAGE PHOTO : Patrick Bruel très ému soutient un père dans la détresse ! | Le père de Gilad Shalit appelle la France à se mobiliser Le père de Gilad Shalit appelle à la mobilisation Gilad Shalit L’appel aux Français |







