Guilad Shalit

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Revue de presse

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France-Israël : optimisme mesuré pour le père du soldat Gilad Shalit
LE MONDE | 09.10.09 | 16h36  •  Mis à jour le 09.10.09 | 16h36



En  visite à Paris, où il a rencontré le président de la République Nicolas Sarkozy,  Noam  Shalit,  le  père du soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis juin 2006 et qui dispose également de la nationalité française, a fait part d'un optimisme mesuré, jeudi 8 octobre, une semaine après avoir reçu un enregistrement vidéo de son fils. M. Shalit a estimé qu'il témoigne du  "sérieux" de la médiation engagée pour obtenir la libération. "Soulagé" d'avoir reçu une preuve de vie, M. Shalit a précisé que des négociations en cours   bloquent   sur  deux  points:  les  noms  de  certains  prisonniers palestiniens  qui  seraient  échangés  contre  son  fils,  et  leur lieu de résidence une fois libérés.
   
Gilles Paris
Article paru dans l'édition du 10.10.09



Israël / Entretien
Noam Shalit : « Ce n’est pas encore la percée que nous attendons »
Article publié le 08/10/2009 Dernière mise à jour le 08/10/2009 à 20:35 TU


Ce jeudi, Noam Shalit a été reçu à l’Elysée par le président français Nicolas Sarkozy. Depuis trois ans, la France demande la libération du soldat israélien (qui aussi la nationalité française). Début octobre, les ravisseurs palestiniens de Gilad Shalit ont transmis une courte vidéo du jeune homme. Ce n'était encore jamais arrivé depuis sa capture, en juin 2006, à la lisière de la bande de Gaza.

RFI : Comment avez-vous réagi aux images de Gilad, les premières depuis plus de trois ans ?

Noam Shalit : La première réaction, ça a été un choc, de le découvrir après tout ce temps... Plus de 3 ans, plus de 1 200 jours ! C'est très long.
Ensuite nous avons été plutôt heureux de constater qu'il a l'esprit assez fort pour survivre dans ce cauchemar qui dure.

RFI : Il semble en relative bonne condition, physique et mentale, sur ces images…

Noam Shalit : Nous ne pensons pas que son état soit satisfaisant. Il est pâle, il est amaigri, il a l'air anxieux. Nous pensons qu'il souffre beaucoup là-bas, dans cette cave. Et puis on ne sait pas ce qui est vrai :
avec la vidéo on fait ce qu'on veut, on peut mettre en scène le film. Ils peuvent nous montrer ce qu'ils veulent...

RFI : Pensez vous que cet échange (Israël a libéré 20 Palestiniennes contre la vidéo) soit annonciateur d’un geste plus large, incluant la libération de Gilad ?

Noam Shalit : C'est un pas dans le bon sens. Le fait de l'avoir filmé en bonne santé montre que le Hamas semble déterminé à parvenir à un accord..
Mais ce n'est pas encore la percée que nous attendons...

RFI : La France a pu faire parvenir l’année dernière une lettre de votre famille à Gilad. Etes-vous venu à Paris avec une autre missive ?

Noam Shalit : Non. Ce qui est important, c'est que les efforts de la France se poursuivent. Même si pour l'instant, l'essentiel de la négociation est mené par les Allemands. Mais nous pensons que la France a un rôle important à jouer pour soutenir la transaction. Pour pousser et faire progresser la transaction.

Propos recueillis par Nicolas Falez

 

 

Télécharger la revue de presse "3 ans de détention"













 


Appel pour que le Hamas autorise la visite du CICR auprès du soldat Shalit
25/06/2009
Le Monde

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a exhorté jeudi le Hamas à autoriser le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à visiter le soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza et de lui permettre de communiquer avec sa famille.

Le refus du mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, "de permettre au soldat Shalit de communiquer avec l'extérieur est cruel, inhumain et peut être assimilé à une torture", s'indigne HRW dans un communiqué à l'occasion du 3e anniversaire de l'enlèvement du sergent Shalit. "Les autorités du Hamas sont tenues de par les lois de la guerre de permettre à Shalit de correspondre avec sa famille. Mais durant ses trois ans de captivité, elles n'ont transmis que trois lettres et un enregistrement vocal, interdisant des visites du CICR ou des proches", souligne-t-elle. "Elles n'ont aucune excuse pour avoir coupé Shalit de sa famille et du monde extérieur", a estimé la responsable pour le Moyen-Orient de HRW, Sarah Whitson.

Le CICR avait appelé, le 18 juin, et encore une fois en vain, le Hamas à permettre à Gilad Shalit, 22 ans, d'avoir un contact "régulier" avec sa famille. Il a demandé à plusieurs reprises et "au plus haut niveau" l'échange de messages entre Shalit et ses proches, mais ces demandes sont "restées lettre morte".

Par ailleurs, un sondage publié jeudi révèle que plus des deux tiers des Israéliens sont d'accord pour libérer des Palestiniens, même s'ils ont commis des attentats meurtriers, en échange du soldat. 69 % des personnes interrogées sont d'accord pour un tel échange, 28 % sont contre et 8 % sans opinion, selon cette enquête d'opinion publiée sur le site Internet du quotidien Yediot Aharonot.

Gilad Shalit, qui détient aussi la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, qui avaient mené une opération de commando en territoire israélien, en bordure de Gaza.
 



Manifestation d'Israéliens pour Shalit près de Gaza
25/06/2009

La Tribune

 

KEREM SHALOM, Israël (Reuters) - Des centaines d'Israéliens ont bloqué mardi pendant quelques heures l'entrée de marchandises dans la bande de Gaza pour marquer le troisième anniversaire de l'enlèvement du sergent franco-israélien Gilad Shalit.

Gilad Shalit, à l'époque caporal, a été enlevé à la frontière de la bande de Gaza par des activistes palestiniens. En trois ans de captivité, il n'a pu recevoir aucune visite d'organisations israéliennes ou internationales. Seuls quelques lettres de lui et un document audio ont été publiés.

L'Egypte a entrepris une médiation pour tenter de mettre au point un échange de prisonniers mais le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a déclaré dimanche que les négociations étaient pour l'instant au point mort.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a nommé le mois dernier un ancien membre des services secrets pour représenter Israël dans les négociations en vue de la libération de Gilad Shalit.

A Rome, où il entamait une tournée diplomatique en Europe, Netanyahu a dit que son gouvernement agissait "à différents niveaux" et qu'il "explorait différentes possibilités" pour parvenir à un dénouement.

Mais il a ajouté n'avoir aucune information sur l'imminence d'un accord avec les Palestiniens du Hamas dont s'est fait l'écho la presse arabe.

"Il n'y a rien de neuf sur ce front", a déclaré de son côté Sami Abou Zouhri, le porte-parole du mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Ari Rabinovitch, version française Pascal Liétout et Henri-Pierre André

 

 

Shalit devra encore attendre
17/03/2009
Jpost.com

Les derniers espoirs de parvenir à un accord pour le retour de Guilad Shalit avant la fin du mandat du Premier ministre Olmert se sont bel et bien envolés. Le gouvernement israélien a annoncé lundi soir qu'aucune entente n'avait été trouvée sur la libération du soldat et a accusé le Hamas d'avoir durci sa position au cours des négociations au Caire.

Youval Diskin, à la tête du Shin Bet (Sécurité intérieure) et Ofer Dekel (envoyé spécial d'Olmert) sont revenus penauds dans la soirée du 16 mars de leur visite de deux jours au Caire. Sous la médiation de l'Egypte, ils ont tenté de négocier un échange de prisonniers entre le groupe terroriste et l'Etat hébreu.

En plus d'avoir durci sa position, le Hamas est même revenu sur des ententes établies au cours de l'année dernière, a annoncé le bureau du Premier ministre. Les demandes du groupe étaient extrêmes, malgré les efforts et les offres généreuses des Israéliens pour finaliser un accord d'échange, poursuit le communiqué.

Le législateur du Hamas dans la bande de Gaza avait pourtant déclaré dans l'après-midi de lundi : "Nous sommes plus proches que jamais de parvenir à un accord d'échange de détenus avec Israël. La balle est dans le camp de l'Etat hébreu."

Dekel et Diskin devaient initialement quitter l'Egypte tard dimanche soir et assisté à une session extraordinaire du cabinet lundi matin. Mais après des progrès significatifs effectués au cours des négociations de dimanche, leur retour a été repoussé de 24 heures pour qu'ils finalisent un accord.

Malgré l'échec des pourparlers, Ehoud Olmert a décidé de maintenir malgré tout la réunion extraordinaire de son cabinet, mardi en début d'après-midi. Devant 25 membres de son gouvernement, le Premier ministre rendra compte en détails sur la visite des négociateurs au Caire.

 

Le PARISIEN
POLEMIQUE - Les citoyens d'honneur déchirent les élus
18/12/2008
Après celle du dalaï-Lama qui avait déjà suscité des crispations, celle de Gilad Shalit, militaire franco-israélien otage du Hamas a également provoqué quelques tensions entre élus... " La politique de la ville a toujours été équilibrée entre l'Etat d'Israël et la Palestine, mais les situations de Gilad Shalit et Sala Hamouri ne sont pas comparables ", a répondu Pierre Shapira, l'adjoint (PS) chargé des relations internationales...

 

Toutes les retombées presse de la manifestation du 23 novembre

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PRESSE ECRITE


Une marche en blanc sous la neige pour la libération du soldat Shalit
392 mots
23 novembre 2008
12:20 GMT
Agence France Presse

Association-conflit-otage-92-France-Israël

Entre 500 et 1.000 personnes sont allées courir ou marcher, dimanche matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israëlien Guilad Shalit, 22 ans, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans, a constaté une journaliste de l'AFP.
Cette course en blanc, qui a eu lieu sous une légère neige, était organisée par le maire (DVD) de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, et le réalisateur Elie Chouraqui.
"J'ai décidé d'organiser cette course suite à ma rencontre avec Noam Shalit, le père de Guilad", a expliqué Jean-Christophe Fromantin, en ajoutant que ce dernier "abordait cette situation avec tellement de sérénité, de calme, de distance". "C'est un vrai message de paix".
"Rien ne justifie de ne pas le (Guilad Shalit) laisser donner de nouvelles à ses parents", a poursuivi M. Fromantin pour qui "sur ces sujets, il y a besoin en permanence de secouer l'opinion".
Le réalisateur Elie Chouraqui, qui a réalisé un clip sur ce sujet, a jugé que Guilad Shalit était "un otage, comme dans le cas d'Ingrid Bétancourt".
Le chanteur Patrick Bruel, présent à l'arrivée de cette course, a relayé le même message: "Il faut réveiller les consciences sur ce dossier, comme pour Florence Aubenas ou Ingrid Bétancourt. Il n'était pas soldat, mais faisait son service militaire. La nuance doit être faite".
M. Fromantin a appelé à ce que, "tous les dimanches en France, une mairie prenne le relais".
L'ancien opposant de M. Fromantin, Arnaud Teullé (UMP), était présent. Jean Sarkozy, conseiller général UMP des Hauts-de-Seine et fils du président, a également fait une courte apparition.
La course a rassemblé 400 participants, selon la police, plus de 1.000 selon les organisateurs.
Gilad Shalit a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l'un relevant du Hamas.
Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat. Des négociations ont été entamées par l'entremise de l'Egypte.
Une nouvelle journée de mobilisation, nationale cette fois, aura lieu le 14 décembre, à Strasbourg, Lyon et Marseille.


LE FIGARO France
EN BREF
N/A
89 mots
24 novembre 2008
Le Figaro

SOLIDARITÉ. Plus de 500 personnes ont couru ou marché, hier à Neuilly, pour demander la libération du soldat Gilad Shalit, 22 ans, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans. Une mobilisation nationale est prévue le 14 décembre.


Le Parisien
23 novembre 2008

« Ils ont marché pour le soldat Shalit »
Entre 500 et 1000 personnes sont allé courir ou marcher ce matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza depuis deux ans.
Cette course en blanc était organisée par la maire Jean-Christophe Fromantin et le réalisateur Elie Chouraqui. « J’ai décidé d’organiser cette course suite à ma rencontre avec Noam Shalit, le père de Guilad », a expliqué Jean-Christophe Fromantin.
Le chanteur Patrick Bruel, présent à l’arrivée de la marche, a relayé le même message : « Il faut réveiller les consciences sur ce dossier, comme pour Florence Aubenas ou Ingrid Betancourt. Il n’était pas soldat, mais faisait son service militaire. La nuance est faite ».
Une nouvelle journée de mobilisation, nationale cette fois, est programmée le 14 décembre, à Strasbourg, Lyon et Marseille.


GUYSEN INTERNATIONAL NEWS
Dimanche 23 novembre 200821:17

Le collectif Liberté pour Guilad a organisé ce matin à Neuilly-sur-Seine (banlieue ouest de Paris) une marche et une course dans les rues de cette ville pour sensibiliser l'opinion publique au sort du jeune Franco-israélien Guilad Shalit, otage du Hamas dans la bande de Gaza depuis plus de deux ans, soit 881 jours.
Plusieurs centaines de personnes portant le tee-shirt de soutien à Guilad Shalit ont participé à ce double évènement, notamment Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, les conseillers municipaux neuilléens Marie-Claude Leboulanger, Arnaud Teullé, et le réalisateur Elie Chouraqui, ainsi que l'écrivain Marek Halter et Victor Temim, président du Soutien français à Guilad Shalit.


France Soir
Mardi 25 novembre 2008

« Shalit, l’otage oublié sera-t-il libéré par la force ? », par Philippe Cohen-Grillet

Le ministre de la Défense israélien envisage une action militaire à Gaza pour secourir le jeune soldat, dont le funeste sort trouve peu d’échos en France.
Aujourd’hui, les négociations ne sont plus la seule option « même si cela implique des décisions difficiles et même si cela entraine des opérations dangereuses » a souligné le Premier ministre.
Shalit est considéré comme un otage à « heurte valeur ajouté », le mouvement islamiste ne consentira donc à le relâcher qu’au prix d’une victoire politique.
Par ailleurs, le France ne semble pas prête au même battage médiatique que celui consacré à Ingrid Betancourt pour la détention du jeune Shalit.

 

TELEVISION


TF1
Journal de 13h de Claire Chazal

Dimanche 23 novembre 2008
00 :30 scdes
La mairie de Neuilly organisait ce matin une course ou une marche pour le soldat israélien Guilad Shalit, détenu à Gaza depuis plus de 2 ans. Le père du jeune homme a rencontré le maire de Neuilly et de nombreuses personnalités ont répondu présentes à l’appel : Patrick Bruel, Marek Haalter ont tous endossé le tee-shirt blanc pour ce départ donné à 11h.


France 3 Paris Ile-de-France
19/20 présenté par Jean- Noel Mirande

Dimanche 23 novembre 2008

00 :30 scdes
Plusieurs centaines de coureurs vêtus d’un tee-shirt blanc sont partis ce matin de Neuilly pour une course afin de soutenir la libération de Guilad Shalit, franco-israélien détenu par le Hamas depuis 2 ans.
Cette course a été organisée à l’initiative du maire Jean-Christophe Fromentin et du Collectif « Liberté pour Guilad ».


BFM TV
News en boucle
Dimanche 23 novembre 2008

Entre 500 et 1000 personnes étaient ce matin à Neuilly pour la libération de Guilad Shalit, détenu à Gaza depuis plus de 2 ans.

 

RADIO


France Info
Dimanche 23 novembre 2008

1000 personnes sont allées courir ou marcher, ce dimanche matin à Neuilly, pour demander la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit, 22 ans, détenu à Gaza depuis plus de 2 ans.

 


 

revue de presse guilad shalit

Toutes les retombées presse de la conférence du 22 octobre

 

Le père de Gilad Shalit appelle les Français à se mobiliser pour son fils
France Info – AFP | 22.10.08

Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis plus de deux ans, a appelé mercredi à Paris les Français à se mobiliser pour la libération de son fils et demandé aux ravisseurs de fournir une "preuve de vie".

"Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française", a déclaré M. Shalit, en référence à l’ex-otage franco-colombienne libérée en juillet après plus de six ans de captivité aux mains de la guérilla des Farc.
Lors d’une conférence de presse organisée par un comité de soutien français à son fils, Noam Shalit a remercié le président Sarkozy, qui s’est engagé à plusieurs reprises à oeuvrer à la libération du jeune homme. "Il faut agir vite. C’est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable", a ajouté M. Shalit, aux côtés du chanteur Patrick Bruel et de la journaliste Florence Aubenas, ancienne otage en Irak.
Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l’un relevant du Hamas. Le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007 exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat et a mené avec Israël des négociations par l’entremise de l’Egypte. "Les négociations sont actuellement au point mort", a commenté Noam Shalit.


Noam Shalit : au nom du fils
LE MONDE | 18.12.06 | 14h14 • Mis à jour le 22.10.08 | 20h14

Noam Shalit était un ingénieur anonyme dans une usine de production de machines-outils. Il menait une vie sans histoire à Mitzpe Hilla, un minuscule village niché sur une colline de Galilée, avec sa femme et ses trois enfants. L'un des deux fils, Gilad, effectuait son service militaire dans une unité de tanks stationnée en lisière de la bande de Gaza. Quand est tombée, à l'aube du 25 juin, la nouvelle d'une attaque palestinienne à proximité du kibboutz Kerem Shalom, Noam n'a pas jugé bon de l'appeler. Il le pensait en patrouille, une quarantaine de kilomètres plus au nord du lieu de l'infiltration dans laquelle deux soldats avaient été tués et un troisième, capturé.
C'est en fin de matinée, quand des officiers et un médecin militaire ont frappé à la porte de son bureau, que la vie de Noam a basculé. Quelques heures plus tard, les premiers cameramen dressaient leur trépied devant la maison des Shalit pour recueillir les réactions de la famille du soldat enlevé. Et le lendemain, son sourire de garçon sage faisait la "une" de la presse.

Depuis ce jour, Noam Shalit n'est plus le même. Cet homme taciturne, qui répugne à parler de lui, a appris à manier les diplomates et les journalistes dont il conserve les cartes de visite dans un épais classeur noir. Lui qui travaillait à une poignée de kilomètres du domicile familial, court désormais les meetings de soutien en Europe et les briefings secrets à Jérusalem ou Tel-Aviv.

Capable de concilier son emploi du temps de ministre avec ses obligations professionnelles, il empoigne la cause de son fils avec une force tranquille qui tranche sur son allure effacée. "Je fais feu de tout bois en espérant qu'un jour ou l'autre mes efforts finiront par payer", dit-il. Dans cette opération de sauvetage qu'il gère avec l'aide d'un chargé de communication, la nationalité française qu'il a héritée de sa mère et qu'il a transmise à son fils est un précieux atout. Elle lui a ouvert les portes du Quai d'Orsay et lui permet de s'insérer sur l'agenda des personnalités politiques hexagonales de passage en Israël.
L'effet de ses mots, à la fois doux et tenaces, est tel qu'à la sortie d'un déjeuner avec lui Françoise de Panafieu, la candidate de l'UMP à la Mairie de Paris, imaginait déjà accrocher la photo de Gilad sur la façade de l'Hôtel de Ville, comme ce qui avait été fait en 2004 pour les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot, enlevés. "Pourquoi pas ?", dit Noam, indifférent au fait que son fils ne portait pas l'uniforme de l'armée française lors de sa capture. "Paris dispose de nombreux relais au Moyen-Orient. Il faut les actionner."

Sur la scène médiatique israélienne, Noam Shalit avance avec la même énergie. A rebours du cliché patriote, qui veut que, dans une telle situation, les familles assurent que "le gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir" pour récupérer ses soldats, il met en doute ouvertement la détermination du premier ministre, Ehoud Olmert. A l'armée qui pilonne la bande de Gaza, il reproche de soigner son blues d'après-guerre du Liban sur le dos de son fils.
Alors que la droite rêve de l'ériger en symbole de l'inflexibilité sioniste, il appelle sans rougir à un échange avec des prisonniers palestiniens qui sont près de 10 000 incarcérés en Israël, dont environ 500 femmes et enfants. "Pourquoi hésiter, alors qu'en 2004 Ariel Sharon lui-même avait relâché 400 détenus contre les dépouilles de trois soldats et la libération d'un civil ?"

Mi-novembre, quand une pluie d'obus dévaste une famille de Beit Hanoun, au nord de Gaza, après quatre mois et demi d'opérations militaires qui ont fait près de 400 morts palestiniens, Noam Shalit part rendre visite aux blessés hospitalisés en Israël. Tout en condamnant les tirs de roquettes artisanales Qassam sur Israël et les manigances du Hamas, il appelle à un arrêt des hostilités. "Qu'on le veuille ou non, il y a un peuple en face de nous. Même si ce n'est pas exactement la même chose, notre conflit ressemble à celui qui a opposé les Français aux Algériens."
Une telle comparaison pourrait le ranger dans la mouvance pacifiste israélienne qui pourfend l'occupation des territoires. Mais il refuse cette étiquette. Pondéré par nature, persuadé de la capacité de la Cour suprême israélienne à encadrer l'action de l'armée, il veille à se distinguer des militants d'extrême gauche en rupture avec le consensus national. "Je ne suis ni de gauche ni de droite. J'ai soutenu le retrait de Gaza. Mais j'ai été déçu de voir qu'au lieu de créer des emplois, les Palestiniens ont préféré produire des roquettes."
Gershon Baskin, codirecteur d'un centre de réflexion israélo-palestinien, qui épaule Shalit dans son combat, est admiratif. "C'est un homme étonnant, dit-il, qui fait preuve de compassion dans une situation où très peu d'entre nous en seraient capables. Il s'est retrouvé plongé du jour au lendemain dans un monde qui n'est pas le sien et qui n'a pas les mêmes priorités que lui." Il poursuit en expliquant que, si Ehoud Olmert veut minimiser le prix qu'il devra payer pour résoudre la crise, quitte à la faire traîner en longueur et à mettre la vie de Gilad en danger, Noam Shalit, lui, n'est intéressé que par une seule chose : "Le retour le plus rapide possible de mon fils."

Pour contourner la raison d'Etat, Noam Shalit a son idée : aller à Gaza, parler au Hamas et demander à voir son fils. Depuis plusieurs semaines, il planche sur ce projet. Face à l'interdiction faite à tout citoyen israélien d'entrer dans l'étroite bande de terre palestinienne, il songe à utiliser son passeport français. Tentera-t-il le coup ? Noam refuse de dévoiler ses intentions exactes. Il n'est probablement pas encore fixé. Car pour un Israélien, fût-il un père parti à la rescousse de son fils, rentrer dans le volcan gazawi est tout sauf un acte anodin.
Prendre le risque de serrer la main d'un homme comme Mahmoud Zahar, actuel ministre des affaires étrangères, qui rêve à haute voix d'un Moyen-Orient débarrassé de "l'entité sioniste", est un geste lourd de sens. Peut-être trop lourd pour Noam Shalit. Mais qui sait ?
Souvent il pense à Ron Arad, un navigateur israélien dont l'avion avait été abattu en 1986 au-dessus du Liban. Capturé par la milice Amal (chiite), vendu, selon Israël, aux Gardiens de la révolution iranienne, l'homme n'est jamais réapparu.
Plus le temps passe, plus Noam Shalit se sent prêt à tout faire pour que son fils ne subisse pas ce sort.

Benjamin Barthe

REPORTAGE PHOTO : Patrick Bruel très ému soutient un père dans la détresse !
PUREPEOPLE.FR
| News publiée le 22.10.2008 | 20h26

C'est ce matin, à 11h, qu'avait lieu au Press Club de France, la conférence de presse donnée par Noam Shalit, le père de l'otage franco-israélien Gilad Shalit, caporal dans l'armée israélienne, à l'occasion de ses 850 jours de captivité.

Pour mémoire, le jeune homme, âgé de 19 ans au moment des faits, a été enlevé en juin 2006, à la lisière de la bande de Gaza. Ses ravisseurs, trois groupes palestiniens, dont l'un relevant du Hamas, qui contrôle actuellement la bande de Gaza, exigent la libération de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens en échange du jeune soldat.

Pour cette conférence, ce papa meurtri a reçu le soutien de deux personnalités influentes : le chanteur Patrick Bruel et Florence Aubenas, elle-même ancienne otage en Irak (pendant cinq mois en 2005).

Noam Shalit a appelé les Français à se mobiliser pour la libération de son fils : "Comme vous l'avez fait pour Ingrid Betancourt (ndlr: libérée le 2 juillet dernier), je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française".

L'homme, qui a précisé que "les négociations [avec les preneurs d'otages] sont actuellement au point mort", leur a demandé de fournir une "preuve de vie".

Un témoignage bouleversant qui n'a pas manqué de toucher Patrick Bruel, défenseur indéfectible de l'état d'Israël, qui avait joué dans le film de Claude Miller, Un secret, sur le thème de la déportation des juifs durant la seconde guerre mondiale.

Article accompagné d’un reportage photo

Le père de Gilad Shalit appelle la France à se mobiliser
LEMONDE.FR | 22.10.08 | 19h52 • Mis à jour le 22.10.08 | 20h25

La voix de Noam Shalit est hésitante, mais son message sonne clair : "Il y a encore un otage français à sauver." Entouré de Florence Aubenas et de Patrick Bruel, le père du jeune soldat franco-israélien détenu dans la bande de Gaza a donné mercredi une conférence de presse à Paris. "Comme vous l'avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française", a-t-il déclaré.

Absent depuis plus de deux ans (850 jours exactement), Gilad Shalit effectuait son service militaire lorsqu'il a été capturé par des militants armés palestiniens à la lisière de la bande de Gaza. Le Hamas, qui contrôle l'enclave palestinienne depuis juin 2007, exige en échange de sa libération celle de centaines de prisonniers palestiniens emprisonnés en Israël. L'Etat hébreu, par l'intermédiaire de l'Egypte, mène des négociations discrètes avec le mouvement islamiste. "Elles sont actuellement au point mort", a commenté Noam Shalit.
La mobilisation publique en Israël, au contraire, bat son plein. Dimanche dernier, plus de 3000 personnes se sont rassemblées à la frontière sud du pays pour réclamer la libération du soldat. Des portraits du jeune homme en uniforme ont fleuri un peu partout sur les murs des villes et il n'est pas rare que les automobilistes soient accostés pour recevoir des rubans jaunes à la mémoire de Gilad.

"SITUATION SYMBOLIQUE"
Très présent sur la scène médiatique israélienne, son père compte aujourd'hui sur l'influence du gouvernement français dans la région pour relayer son message. "La France est un acteur majeur de plus en plus impliqué au Moyen-Orient et le président Nicolas Sarkozy a déjà montré à deux reprises qu'il pouvait œuvrer à la libération des otages", a-t-il expliqué.
Seulement, dans l'Hexagone, la question se pose : Gilad Shalit est-il vraiment un otage comme les autres ? Doit-on se mobiliser dès lors qu'il servait dans les rangs de l'armée israélienne au moment de son enlèvement ? Pour Florence Aubenas, la réponse ne fait pas de doute : "Il portait un uniforme et il va de soi qu'un soldat n'a pas le même rôle qu'un journaliste, mais c'est le statut de victime d'une détention arbitraire qui doit primer."
La journaliste, ancienne otage en Irak, a insisté sur le fait qu'il s'agit d'une "situation symbolique". Elle a appelé à ne "pas se laisser aveugler par le contexte très émotionnel qu'il y a en France autour de ce conflit israélo-palestinien". De son côté, Patrick Bruel souligne que le service militaire est obligatoire en Israël à partir de 18 ans.
Pour Hervé Morro, ancien porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt et désormais conseiller de la famille Shalit en France, la mobilisation en faveur de Gilad a surtout pâti d'un manque de coordination. "Les choses commencent seulement à bouger." Un comité officiel de soutien est en train de se créer. Mais la tâche n'est pas facile. "Nous sommes livrés à nous-mêmes et c'est très difficile de s'organiser", a expliqué la cousine de Noam Shalit, venue de Marseille pour l'occasion.

Elise Barthet

Le père de Gilad Shalit appelle à la mobilisation
LEXPRESS.FR | mis à jour le 22.10.2008

Cela fait maintenant 850 jours que Gilad Shalit, jeune soldat franco-israélien, a été kidnappé par le Hamas. Deux ans qu'il est détenu à Gaza comme monnaie d'échange, sans que les négociations entre Israël et le mouvement islamiste n'aboutissent.
Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu à Gaza depuis plus de deux ans, a appelé mercredi à Paris les Français à se mobiliser pour la libération de son fils et demandé aux ravisseurs de fournir une "preuve de vie".
"Comme vous l'avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française", a déclaré le père du jeune homme, en référence à l'ex-otage franco-colombienne libérée en juillet après plus de six ans de captivité.
Son père demande "une preuve de vie indiscutable"
Lors d'une conférence de presse organisée par un comité de soutien français à son fils, Noam Shalit a remercié le président Sarkozy, qui s'est engagé à plusieurs reprises à oeuvrer à la libération du jeune homme.
"Il faut agir vite. C'est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable", a ajouté Noam Shalit, aux côtés du chanteur Patrick Bruel et de la journaliste Florence Aubenas, ancienne otage en Irak.
Gilad Shalit n'avait que 19 ans et venait de passer son bac lorsqu'il a été appelé pour effectuer son service militaire en 2006. C'est au cours de ce dernier qu'il a été enlevé.
Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l'un relevant du Hamas.
Sur la question de savoir si son fils pouvait être considéré comme un otage, Noam Shalit a déclaré que Gilad n'avait "pas choisi d'être un soldat". "Il a fait son service militaire obligatoire comme tous les jeunes Israéliens. Il a été pris en otage au cours de ce service militaire", a-t-il souligné.
"Oui, je pense qu'il est otage", a également dit Florence Aubenas, appelant à ne "pas se laisser aveugler par le contexte très émotionnel qu'il y a en France autour de ce conflit israélo-palestinien".
"Le problème est de savoir si on accepte qu'il y ait aujourd'hui des détentions arbitraires, les gens fussent-ils soldats, ce n'est pas une raison", a-t-elle ajouté.
Des négociations qui piétinent
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat et a mené avec Israël des négociations par l'entremise de l'Egypte.
Hors, "les négociations sont actuellement au point mort", a commenté Noam Shalit, reprenant mot pour mot des propos tenus par Khaled Mechaal, le chef du Hamas en exil, dans une interview publiée le 6 octobre par Le Figaro. "Rien de productif ne peut sortir des rencontres [avec Israël, ndlr], qui ne servent qu'à améliorer les relations publiques d'Israël, sans obtenir la moindre concession" poursuit le chef du Hamas.
Les négociations s'enlisent "à cause du manque de fiabilité des négociateurs israéliens, qui reviennent sans cesse sur les points acquis", a déclaré Khaled Mechaal dans cet entretien. Pourtant une liste de 450 prisonniers "échangeables" a été remise le 25 septembre à Ehud Olmert, le premier ministre israëlien en vue d'une transaction avec le Hamas. Et depuis plus rien de la part de l'Etat hébreu.


Si ce n'est une recrudescence de la mobilisation de la société civile israélienne. Lundi, une manifestation à ainsi eu lieu à Tel-Aviv devant le domicile d'Ehud Barak, le ministre de la Défense, pour enjouer le gouvernement à s'investir davantage dans cette affaire. Dimanche, une marche de soutien à Gilad Shalit a également conduit à la fermeture d'un point de passage vers Gaza.
L'Elysée et le quai d'Orsay ont un rôle à jouer
La poursuite des négociations repose maintenant sur les épaules de Nicolas sarkozy, le président français, actuellement à la tête de l'Union Européenne et de Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères français. Dans son interview du 6 octobre, le chef du Hamas appellait ainsi à une médiation française.
La France, dont le "rôle historique" a "toujours été d'être le minaret des droits de l'Homme et de la démocratie", devrait pouvoir donner "une impulsion vitale aux négociations de paix" si elle "continue à se maintenir à égale distance des parties au conflit", concluait Khaled Mechaal.
Hors Bernard Kouchner a effectué une visite à Jérusalem début octobre. Interrogé sur l'implication de la France dans les négociations pour la libération du soldat franco-israélien, il n'avait alors pas démenti avoir des contacts officieux avec le Hamas.
Esperons que la rupture lundi de la trève instaurée dans la bande de Gaza depuis quatre mois ne va pas venir ternir ces espoirs. Lundi, des militants palestiniens ont tiré une roquette artisanale vers Israël.

Gilad Shalit L’appel aux Français
L’ALSACE
| 23.10.08 | 07:04

« Comme vous l’avez fait pour Ingrid Betancourt, je vous demande de vous mobiliser pour mon fils qui a lui aussi la nationalité française », a demandé Noam Shalit (en photo à gauche), le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit, lors d’une conférence de presse hier à Paris. « Il faut agir vite. C’est pourquoi je lance ici un appel aux ravisseurs. Je leur demande de fournir une preuve de vie indiscutable », a-t-il ajouté. Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, a été enlevé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont l’un relevant du Hamas. AFP

Des brèves à propos de l’appel du père de Gilad Shalit sont parues dans Le Télégramme de Brest, la Nouvelle République Centre-Ouest et La République du Centre.

 

 
Article 9 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme: Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

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